Comment gérer son argent quand on est étudiant ?

Comment gérer son argent quand on est étudiant ?

La vie étudiante est un moment unique dans la vie de ceux qui ont fréquenté les bancs de l’université ou des grandes écoles. Synonyme d’apprentissage et d’indépendance, elle est également une période souvent (très) difficile financièrement, entre factures à payer frigo à remplir et job souvent précaire.

Comment bien gérer son argent quand on est étudiant ? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour respecter son budget ? Comment faire des économies en étant étudiant ? On vous donne quelques conseils pour aborder cette période délicate sereinement.

Mis à jour le 21 mai 2024

Il existe désormais deux applications mobiles. Sumeria, qui regroupe tous les services bancaires historiques de Lydia (compte courant, carte Visa, comptes « enveloppes » – désormais appelés comptes « budget » – , prêts express, investissement, remboursements, cagnottes…) et une autre application, simplement appelée Lydia, pour ceux qui souhaitent utiliser uniquement les remboursements entre amis et les cagnottes en ligne.

Quel budget par mois pour un étudiant ?

Des études ont été menées sur le sujet ces dernières années. Et les différents résultats montrent que le budget moyen pour un étudiant se situe entre 600 et 1 000 € en moyenne. Si l’écart peut sembler large, c’est parce qu’il varie sensiblement en fonction de plusieurs facteurs : si l’étudiant vit à Paris ou dans une ville moyenne, chez ses parents ou en location, s’il bénéficie d’une aide financière de la famille ou pas, s’il travaille en parallèle de ses études ou non… 

Néanmoins, il y a une chose qui ne varie pas : pour gérer efficacement son argent quand on est étudiant, la première chose à faire est d’évaluer son budget. Comment ? C’est simple. Commencez par déterminer la totalité de vos rentrées d’argent mensuelles en incluant tout : argent de poche que vous pourriez recevoir de votre famille, bourse, salaire si vous avez la possibilité d’avoir un job à côté… L’idée étant d’avoir un aperçu clair et exhaustif de combien vous gagnez chaque mois.

Faites ensuite la même chose mais avec toutes les dépenses mensuelles, de la plus importante et incontournable, à la plus insignifiante. Pour un étudiant, le loyer est souvent la dépense qui arrive en tête de liste (pour ceux qui vivent en location). Mais il y a aussi d’autres coûts à prendre en compte comme les courses, le transport, d’éventuels achats de livres, de fournitures ou des frais de scolarité, les loisirs et sorties occasionnelles…

L’idée, quand vous évaluez vos dépenses, est d’être le plus transparent possible. Si vous allez souvent manger à l’extérieur, par exemple, assurez-vous d’intégrer ces coûts dans votre budget. Soustrayez ensuite le montant de vos dépenses mensuelles du total de vos rentrées d’argent. 

Si le résultat est positif, bonne nouvelle : c’est que vous arrivez à dégager un peu d’argent tous les mois, ce qui est idéal. Et si vous arrivez à vivre convenablement avec ce train de vie, on vous conseille alors fortement de mettre cet argent de côté afin de vous constituer un petit pécule en cas d’imprévu. Si par contre le résultat est négatif, cela signifie que vous dépensez plus que ce que vous gagnez et qu’il est préférable de réduire les dépenses qui peuvent l’être.

Comment gérer son budget en tant qu’étudiant ?

Et pour réduire ses dépenses et arriver à tenir son budget, il n’y a pas trente-six solutions : il va falloir faire preuve d’un peu de discipline et adopter quelques bonnes pratiques.

Prioriser les achats essentiels

Certaines dépenses comme le loyer, les factures, les frais de transports ou de scolarité sont incontournables. Elles doivent donc être en tête de liste de vos priorités. Assurez-vous de disposer des fonds nécessaires, à chaque début de mois, pour couvrir ces dépenses. 

Cela vous évitera d’être pris au dépourvu par des factures essentielles non payées. D’autres postes de dépenses comme la nourriture, par exemple, sont également prioritaires. Mais, à la différence des factures et du loyer, on peut agir pour tenter de les réduire sans trop se priver. Comme par exemple privilégier les repas à la maison, que l’on cuisine soi-même (en plus c’est souvent meilleur), se tourner vers des produits frais ou éviter de faire les courses le ventre vide.

Faire les comptes régulièrement

Comme le dit la formule : « on ne peut améliorer ce que l’on ne mesure pas ». Cela n’a jamais été aussi vrai dans le cadre des finances. À plus forte raison lorsque l’on est étudiant et que les ressources sont loin d’être illimitées. Alors, que ce soit avec un carnet et un stylo, un tableau Excel ou une app de gestion de budget, prenez l’habitude de noter chaque dépense et rentrée d’argent au jour le jour, de consulter l’état de votre compte régulièrement et de faire preuve d’anticipation. 

Si vous voyez que, le 15 du mois, vos finances s’approchent dangereusement de la zone rouge, privilégiez les courses pour remplir le frigo plutôt que la sortie avec les amis, par exemple. L’idée étant de ne pas se rendre compte que l’on est à découvert quand il est trop tard : avec un budget serré, il sera encore plus difficile de rattraper ce déficit d’argent le mois suivant sans se restreindre drastiquement.

Comparer les prix

Oui : la supérette au coin de la rue est bien pratique et son patron, sympa, fait crédit. Mais ça n’empêche pas que le paquet de fromage râpé y est tout de même vendu 4,90 €. Pour vos achats de nourriture notamment, privilégiez si vous le pouvez les grandes surfaces et les magasins discount : les prix y seront nettement plus abordables et, en fonction des enseignes, les offres spéciales et autres réductions plus nombreuses. De la même manière, les repas livrés à domicile ne sont pas le meilleur moyen pour faire des économies sur le budget nourriture. Si vous êtes adepte de la pizza en livraison tous les soirs (ou presque), il peut être judicieux de lever le pied sur cette habitude.

Pour les livres et les fournitures scolaires, il ne faut pas hésiter à regarder les tarifs sur Internet et les sites de e-commerce. Même chose pour l’abonnement Internet et le forfait téléphonique : de plus en plus d’opérateurs proposent des formules à prix imbattable et souvent sans engagement.

Concernant le logement, explorez toutes les pistes (et les disponibilités) avant de signer le bail : les loyers peuvent considérablement varier entre un logement dans une résidence universitaire et une location privée. Enfin, pour les vêtements, certains sites de vente d’articles d’occasion sont très populaires et permettent de mettre la main sur de belles pièces à des prix avantageux.  Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à traquer les meilleures affaires quel que soit le poste de dépenses.

Limiter les achats compulsifs 

Chaussures, smartphone, console de jeux… Quand on est jeune et étudiant, les tentations ne manquent pas. Et avec, les occasions de faire un gros trou dans le budget. Pour éviter de succomber (trop souvent), un bon moyen peut être de s’astreindre à un délai de réflexion de 48 heures avant de passer en caisse. 

Pendant cette période, vous avez ainsi le temps de peser le pour et le contre, de vous demander si vous avez réellement besoin de cet achat et surtout si la possession de cet objet va vraiment vous faire plaisir ou vous apporter un réel bénéfice. Autre technique qui a fait ses preuves pour éviter de craquer : privilégier les paiements en espèces. 

Vous écartez ainsi les achats en ligne (impossibles avec de l’argent liquide). De plus, le fait de tenir physiquement vos billets en main et de pouvoir constater visuellement que son budget se réduit encourage à réfléchir à deux fois avant de passer à la caisse pour un achat pas forcément indispensable.

Utiliser les méthodes de gestion

Très populaires aux États-Unis depuis plusieurs années, les diverses méthodes de gestion de finances personnelles peuvent tout à fait aider les étudiants à tenir leur budget et réaliser des économies. En voici quelques-unes :

  • La méthode des enveloppes : le principe est très simple. Vous prenez des enveloppes (oui, celles pour le courrier) et vous notez sur chacune d’entre elles un budget bien spécifique. Factures, loyer, courses, loisirs… puis vous y dispatchez votre budget mensuel à votre convenance. Si vous disposez de 1 000 € par mois pour vivre, cela peut être 500 € pour l’enveloppe « Loyer », 300 € pour l’enveloppe « Courses », 100 € pour le budget « Loisirs » etc. Une fois chaque budget défini, vous vous y tenez et ne dépensez que le montant qui y a été déposé. À la fin du mois, s’il vous reste de l’argent dans une des enveloppes, vous pouvez allouer cette somme à un budget que vous avez eu plus de mal à tenir. 
  • La règle du « 50/30/20 » : il s’agit de diviser ses revenus en trois catégories. 50 % pour les dépenses incontournables (loyer, factures, alimentation…), 30 % pour les loisirs et 20 % pour mettre de côté ou payer ses dettes. Ainsi, à la fin de chaque mois, il est facile de vérifier si les divers budgets ont été respectés. Si l’on dépasse l’un des trois budgets, on agit alors sur ce dernier pour ne pas dépasser les limites du budget global (en freinant un peu sur les sorties ou en changeant de forfait téléphonique, par exemple).

  • La règle des 52 semaines : chaque semaine, on dépose 1 € sur un compte secondaire, une tirelire, une enveloppe ou un livret A et à chaque nouveau dépôt, on augmente la somme de 1 €. 1 € la première semaine, 2 € la deuxième semaine, 3 € la troisième semaine, 4 € la quatrième semaine et ainsi de suite jusqu’à 52 € à la dernière semaine de l’année. C’est simple à mettre en place, les sommes mises de côté à chaque fois ne sont pas énormes et en un an, on peut mettre plus de 1 000 € mis de côté sans trop d’efforts.

  • La règle du 1 % : si un achat représente plus de 1 % de vos revenus mensuels, il faut patienter une journée entière pour réfléchir et vous demander si cet achat est réellement utile ou a minima raisonnable. Comme évoqué plus haut, en prenant ses décisions d’achat à tête reposée, il est possible de faire des économies.

Comment travailler quand on est étudiant ?

Travailler à temps partiel peut être un excellent moyen d’augmenter ses revenus et de subvenir à certains de ses besoins quand on est étudiant. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’habiter chez leurs parents pendant leurs études ou de bénéficier d’une aide financière quelle qu’elle soit, c’est très souvent une nécessité.

Mais travailler en étant étudiant nécessite une bonne organisation, des priorités claires et un équilibre entre les études, le travail et la vie personnelle. En fonction du nombre d’heures de cours et de révisions, il est néanmoins possible de concilier les trois. Voici quelques conseils pour y parvenir :

  • Cherchez un travail aux horaires flexibles : privilégiez les emplois qui offrent la possibilité de travailler le soir, le week-end et ponctuellement certains jours de la semaine. Des emplois dans la restauration ou la vente et un job de caissière, de baby sitter ou d’hôtesse d’accueil permettent souvent de concilier vie professionnelle et vie étudiante.
  • Soyez transparent avec votre employeur : n’hésitez pas à évoquer votre statut d’étudiant. Beaucoup d’employeurs sont parfaitement conscients des contraintes de la vie étudiante et n’ont aucun problème à offrir une certaine flexibilité sur les horaires, notamment pendant les périodes d’examen.

  • Cherchez un emploi dans votre domaine d’études : si cela est possible, privilégiez un job étudiant qui a un lien avec vos études. Par exemple, si vous êtes étudiant en Droit, travailler en tant que standardiste ou au courrier dans un cabinet d’avocats peut être très utile trouver un stage ou un emploi après l’obtention du diplôme, entretenir son réseau ou approfondir les connaissances acquises en cours.
  • Évitez de trop vous surcharger : Vous avez besoin d’argent, c’est entendu. Mais n’oubliez pas que vous êtes avant tout étudiant. Assurez-vous de ne pas passer trop d’heures à travailler – au point que vos études en pâtissent – et prenez soin de votre santé mentale et physique. Dormez suffisamment, essayez de manger le plus équilibré possible et trouvez du temps pour décompresser.

Comment profiter des tarifs étudiants ?

Il faut être honnête, il n’y a pas énormément d’avantages – financiers, tout du moins – à la vie d’étudiant. Si ce n’est un : la carte d’étudiant. Délivrée à la rentrée à chaque étudiant inscrit dans le supérieur, celle-ci prouve que vous avez bien effectué toutes les démarches administratives et que vous bénéficiez des avantages de votre nouveau statut. 

Elle vous permet avant tout de pouvoir accéder à votre établissement ainsi qu’aux services universitaires comme la bibliothèque ou le restaurant. En outre, elle permet de bénéficier de réductions dans les transports (train, métro, bus, tramway…), sur les loisirs et la culture (cinéma, musées, streaming musical…) et chez certaines enseignes et marchands. 

Par exemple, vous pouvez bénéficier d’une licence d’accès à un logiciel de retouche photo bien connu à prix réduit grâce à votre carte d’étudiant. En clair : usez et abusez de ce précieux document pour profiter de toutes les réductions possibles.

Où placer son épargne quand on est étudiant ?

Ce ne sera pas facile mais mettre un peu d’argent de côté lorsque l’on est étudiant peut s’avérer extrêmement utile. Même si ce sont de petites sommes. Premièrement, pour se constituer un « matelas » en cas de coup dur ou de dépense imprévue. Mais surtout pour commencer à financer un projet à plus ou moins long terme, pour après l’obtention de son diplôme comme le permis de conduire, un achat immobilier ou celui d’une voiture. Et pour cela, plusieurs solutions d’épargnes sont tout à fait envisageables pour mettre de l’argent de côté quand on est étudiant.

  • Le livret A : le très populaire livret A, accessible à tous et défiscalisé, est probablement la meilleure solution pour tout étudiant qui souhaite se constituer une épargne. L’argent peut être retiré à tout moment et, à l’heure où nous écrivons ces lignes (juillet 2023), le taux est très intéressant. De plus, son plafond à 22 950 € permet de voir venir. Dans le même ordre d’idée, le LDDS peut également être une solution, même si son plafond à 12 000 € le rend forcément un peu moins attractif.
  • Le livret Jeune : exonéré d’impôts, sans frais de versement ni de retrait – et avec taux fixé par les banques mais qui ne peut jamais être inférieur à celui du livret A -, le livret Jeune est également une solution pour mettre de l’argent de côté. Et pour une épargne à court terme, il peut complètement faire l’affaire. Attention, néanmoins : son plafond est assez bas (1 600 € seulement) et il doit être clôturé à l’âge de 25 ans.

  • Le livret d’épargne populaire (LEP) : pensé pour les personnes à faibles revenus, le LEP est tout à fait indiqué pour la plupart des étudiants qui apprécieront son taux de rémunération plus élevé que les autres livrets. En revanche, son plafond n’est que de 7 000 € et il faut être fiscalement indépendant pour en bénéficier. C’est-à-dire qu’il sera impossible d’en ouvrir si vous êtes rattaché(e) au foyer fiscal de vos parents.

Gérer son argent avec Sumeria lorsque l’on est étudiant

Que ce soit pour utiliser et gérer son argent lorsque l’on est étudiant ou mettre de l’argent de côté quand on est étudiant, l’application Sumeria est probablement la solution idéale. En cinq minutes, vous bénéficiez d’un compte courant gratuit, avec son IBAN français pour gérer tous vos virements et prélèvements. Et le compte vient également avec une carte Visa sans conditions pour payer en ligne comme en magasin et retirer partout, sans frais.

Avec Sumeria, vous accédez ainsi gratuitement aux services essentiels d’un vrai compte courant : recevoir ses rentrées d’argent et l’utiliser simplement. Pas de rendez-vous à prendre avec un conseiller, pas besoin de se déplacer, vous avez le contrôle direct sur votre argent et le gérez comme vous l’entendez.

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